La souffrance Menu principal
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| La souffrance liée à la stérilité |
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Lorsque le temps pour accueillir des enfants est au présent, on s’en réjouit et on l’attend impatiemment, comme un printemps après un hiver. On l’attend ce petit bout d’homme et on l’imagine. Aura-t-il tes yeux ou les miens ? Ou bien sera-t-il blond, frisé ? Déjà on le conçoit.
Ce désir d’avoir des enfants, en tant que femme, est déjà là, en nous, depuis bien longtemps. Ce n’est pas entre 20 et 35 ans qu’on y pense pour la première fois ! Quand on rencontre son fiancé et qu’on se marie, l’imagination d’être un jour maman s’intensifie. On se voit enceinte, allaiter, promener son bébé etc…
Que se passe-t-il alors pour ces couples qui ont choisi d’accueillir un enfant et qui, après plusieurs mois de rapports sexuels sans précaution, n’obtiennent aucune grossesse ?
Pour avoir entendu d’autres couples ayant fait cette expérience, il semble que les questions et la peur d’être stérile apparaissent très rapidement après quelques mois déjà. « Un de nous aurait-il un problème » ? Lequel ? Qu’est-ce qui ne marche pas ? Devrions-nous en parler à quelqu'un ? A qui ? C'est pourquoi, il est évident que nous ne pouvons pas rendre compte de toute la souffrance engendrée par la découverte de la stérilité et de ses causes. Etant donné le caractère subjectif de tout individu face à la souffrance, les multiples causes ayant entraîné la stérilité, et la différence notable entre une stérilité féminine ou masculine, nous ne pouvons faire des généralités en la matière. Cependant, cette maladie est vécue comme une perte plus ou moins intense d’un potentiel de vie. Elle s’accompagne d'une perte d’identité parentale (parfois même sexuelle), qui nécessite un travail de deuil, avec ses étapes de déni, de révolte, de tristesse pour finalement, si possible, aboutir à un nouvel équilibre. Et peut-être même à de nouvelles définitions de la féminité, de la masculinité, du couple et de la parentalité. S’il est vrai que la stérilité ne peut toucher qu’une personne dans le couple, cette maladie atteindra simultanément les deux. A ce niveau là précisément, il y a une interdépendance génératrice de conflits et de souffrances (accusation ou auto-accusation). La maladie, ce malheur qui nous touche, peut être interprété comme « une faute ». Il sera alors important que le conjoint « sain » puisse accueillir et rassurer l’autre quant à son amour, et que tous les deux puissent pleurer et vivre cette déception. |
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